En septembre 2017, Mercy Ships et le Groupe de cliniques privées Hirslanden ont annoncé officiellement leur partenariat. L’heure est maintenant au départ: en août, la première bénévole de Hirslanden embarquera en Guinée à bord de l’Africa Mercy, le plus grand navire-hôpital du monde. D’ici juin 2019, dix autres bénévoles venues de différentes cliniques du groupe suivront.

«Pour moi, c’est un rêve de longue date qui se réalise», confie Simone Wandfluh, qui travaille comme Business Partner RH à la Klinik Hirslanden de Zurich. Cela faisait longtemps qu’elle voulait effectuer une mission humanitaire. «Beat Richner était mon pédiatre», explique la femme de 38 ans. «Son solide engagement humanitaire m’a marquée et inspirée très tôt.» Généralement, de telles missions d’aide s’adressent surtout au personnel médical. Elle s’est donc d’autant plus réjouie lorsqu’elle a appris que de novembre 2018 à février 2019, elle serait Hospitality Hostess sur l’Africa Mercy, le plus grand navire-hôpital de Mercy Ships.

En plus de l’aspect caritatif, la mission à bord du navire-hôpital de Mercy Ships répond aussi à l’amour de cette plaisancière enthousiaste pour les pays lointains et les cultures étrangères. La psychologue de formation assumera sa fonction de Hospitality Hostess à bord du navire-hôpital pour accueillir les visiteurs et les nouveaux membres de l’équipage et faire en sorte qu’ils se sentent bien. Les visites du navire font aussi partie de son domaine d’activités. «J’ai hâte de vivre cette expérience et de relever les défis qui m’attendent, même si je sais aussi qu’il y aura des moments difficiles et des rencontres émouvantes.»

Ce n’est pas la première fois que Karin Böni, qui travaille aussi à la Klinik Hirslanden, s’engage dans l’humanitaire. La spécialiste en soins d’anesthésie a déjà assuré une mission dans un hôpital aux Philippines. «Je me sens très privilégiée dans ce monde», explique la femme de 55 ans, qui travaillera comme assistante en anesthésie de mars à avril 2019 à bord du navire-hôpital. C’est aussi pour cela qu’elle a postulé pour Mercy Ships: «Je veux redonner un peu aux autres.» Elle a traversé des périodes difficiles. Après le décès de son mari, elle a élevé seule ses deux enfants. Maintenant qu’ils ont quitté la maison, elle a plus de temps à consacrer à ses propres projets.

Préparatifs pour la mission de Mercy Ships

Karin Böni met à profit le temps qu’il lui reste avant sa mission pour rafraîchir ses connaissances en français. Les autres participantes aussi peaufinent leurs compétences linguistiques. L’usage quotidien est radicalement différent de la pratique dans un contexte médical. Ainsi, la collaboratrice au bloc opératoire Diana Rath, de la Klinik Belair de Schaffhouse, s’exerce à ne parler qu’anglais au bloc avec un des médecins. Les vaccinations nécessaires ainsi qu’un traitement prophylactique contre la malaria font aussi partie des préparatifs.

collaboratrices Hirslanden pour la mission Mercy Ships

Huit des onze collaboratrices Hirslanden qui se préparent pour leur mission Mercy Ships.

Grand intérêt des collaborateurs Hirslanden pour la mission Mercy Ships

Un total de onze collaboratrices venues des sept différentes cliniques Hirslanden de Suisse alémanique et de Suisse romande font partie des bénévoles. Différents groupes professionnels sont représentés, tels que les soins et les soins spéciaux, la physiothérapie ou encore l’administration. Le fait que seules des femmes aient été retenues est un pur hasard qui n’a cependant rien d’étonnant, compte tenu de la forte proportion de femmes dans l’entreprise.

Dans le cadre du partenariat de Hirslanden et Mercy Ships, il était initialement prévu que le groupe Hirslanden soutienne cinq collaborateurs dans leur mission bénévole en versant à ces derniers une partie du salaire pour la durée du séjour et en leur accordant un congé non payé. L’écho rencontré à l’appel à candidatures a toutefois été plus important que prévu et la direction générale a décidé rapidement de permettre aux onze candidates sélectionnées par Mercy Ships de participer à la mission. «Il ne faut pas hésiter à soutenir un tel engagement!», affirme le CEO Ole Wiesinger, à l’occasion d’une séance d’information pour les personnes concernées. Il est très fier des participantes et se réjouit déjà de découvrir les nombreuses photos et autres comptes-rendus depuis le navire.

Découvrez-en davantage en vidéo sur les participantes:

À propos de Mercy Ships

L’organisation humanitaire Mercy Ships a été fondée en 1978 à Lausanne par Don et Deyon Stephens. Ils voulaient apporter une aide médicale et humanitaire aux côtes africaines par le biais de navires-hôpitaux. Depuis leur création, les navires sont intervenus dans de nombreux pays et ont fourni une aide médicale et humanitaire d’une valeur de plus d’un milliard de francs suisses. Ils ont ainsi permis à plus de 2,5 millions d’enfants et d’adultes d’avoir une vie meilleure.

Mercy Ships jette l’ancre pendant 10 mois à un lieu donné et restera ainsi d’août 2018 à juin 2019 en Guinée, qui fait partie des pays les moins développés du monde d’après l’ONU. Pendant cette période, près de 400 collaborateurs bénévoles venus de 40 pays s’occuperont des patients. Vous trouverez des informations complémentaires sur www.mercyships.com. Vous avez aussi la possibilité de faire un don depuis ce site.